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CHEC/MS GCE/ISBA TP: Que sont ces écoles? laquelle choisir? Pourquoi?

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comment_44880

Bonjour à tous, j’espère pouvoir trouver des gens aussi passionné que moi pour les travaux de BET sur ce topic.

Sur ce forum quelques sujets ont déjà portés sur le CHEC, l’ISBA ou le MS GCE de l’ENPC, mais il n’y a pas eu beaucoup de participant. S’il y a des gens sur ce forum qui ont fait l’une de ces formations, ou qui voudraient le faire, leur contribution sera vraiment très utile.

Je suis surtout là pour poser des questions, car je n’ais pas encore fini ma formation d’ingénieur.

Pour commencé, je suis étudiant en 2éme année de génie civil à Polytech’marseille, et je voudrais vraiment me spécialiser en calcul de structure pour travailler en BET, et l’idéal serais de travailler dans un BET interne à une entreprise. (qui servent si j’ai bien compris à la conception-construction, l’optimisation, proposition de modifications et de solutions technique, direction scientifique, technique… ). D’où ma première question :

Est-ce qu’il y à beaucoup d’embauches dans les BET internes, vu qu’il n’y a que les majores qui en ont ? Et d’une manière général qu’elles sont les avantages et les inconvénients des BET internes (tout conseil sera le bienvenu)?

Et pour en venir au chec, l’isba, et le MS GCE de l’école des ponts :

1°) L’ISBA je connais un peu, vu qu’elle se trouve à mon école au sein du département de mécanique, mais je précise qu’elle est totalement indépendante de polytech’Marseille.

Et pour avoir eu le directeur de l’ISBA comme prof de RDM, et d’avoir côtoyé un encien de mon école qui a fait la formation, je pense pouvoir dire que la formation est bien appréciée par les entreprises et les BET (ils ont fait leur preuve) d’ailleurs, c’est la chambre de commerce de Marseille qui l’a créée et qui la gère.

Les deux avantages que j’attribuerais à l’ISBA, sont (avis personnel):

- sa spécialité « ouvrage géotechnique » (fondations spéciaux, tunnels, parois moulées …, terrassement, …) est à mon humble avis la seule spécialisation en France à être dédiée spécifiquement à ce domaine. Même si le CHEBAB ou le MS GCE proposent des cours allant dans ce sens, je pense que pour ceux qui sont intéressés par ces types d’ouvrages là spécialité ouvrages géotechniques est plus poussée dans se domaine, car la majorité des cours lui sont dédié.

- Le deuxième avantage de l’ISBA se retrouve dans le coût de la formation : 4600€ environ (le prix a tendance à augmenté chaque année), et il est possible de payer en 8 mois (pendant la période des cours).

Voilà ce que je trouve intéressant à dire sur l’ISBA. Mais si quelqu’un veux poser des questions sur l’ISBA, même si je ne connais pas la réponse je connais la plupart des étudiants de la promotion actuelle, et je pense qu’ils auront des réponses.

2) Venons en au CHEC :

Moi perso c’est l’école que je voudrais intégrer (section CHEBAB). Niveau finance je ne sais pas encore si je pourrais gérer. Mais j’ai entendu des rumeurs selon lesquels pour certains étudiants ils peuvent accorder une dérogation, et on peut donc commencer à payer une fois que l’on a commencé à travailler (une sorte de prés) : est-ce vrai ?

- Pour intégrer le CHEC est ce qu’il faut avoir un dossier exceptionnel, ou provenir d’une grande école genre ESTP, Mines, Centrale, ENSAM… ?

- Niveau salaire est-ce-que le fait d’avoir fait le CHEC fait une grande différence (même si on ne fait pas le CHEC que pour cette raison) ?

- La charge de travail est t’elle beaucoup plus élevée par rapport en école d’ingénieur ? est-ce la même charge qu’en prépa ?

- Est-ce qu’il y a beaucoup d’élèves qui sortent du CHEC sans le certificat?

3°) Et pour finir, le mastère spécialisé génie civile européen de l’ENPC :

Cette formation me semble très peut connu même s’il a des cours commun avec le CHEBAB. Un de mes prof, qui a pourtant fait le cycle ingénieur en 3 ans à ENPC dit beaucoup de bien du CHEC mais ne connaissent pas le GCE. De plus sur les offres d’emploi parfois, les entreprises réclament parfois un ingénieur qui a fait le CHEBAB ou l’ISBA, mais « très très » rarement elles font référence au MS GCE. D’ailleurs le site dédié à cette formation (promo 2004) est inachevé et n’a pas été mis à jour depuis 2004. Pour quelqu’un comme moi qui ne connais personne ayant intégré cette formation il est presque impossible d’avoir certain info.

J’ai quand même vu sur le site de l’école des ponts que le teste d’entré a été éliminé cette année, et le recrutement se fait maintenant sur dossier et entretien comme pour le CHEC. Il y a 30 places à pourvoir.

Ce que je voudrais connaître sur cette école c’est :

- Même si l’ENPC a une très bonne réputation Est-ce que le MS GCE vaut le CHEC?

- Est-ce que le MS GCE est encore plus sélectif que le CHEC ?

- Est-ce que les 1500 euros de différence entre l’inscription au CHEC et le MS GCE sont justifiés ?

Je pense que j’ai déjà posé beaucoup de questions et mon texte est très long à lire mais c’est parce que je suis vraiment décidé à travailler en bureau d’étude, donc ces formations m’intéressent vraiment. Donc si quelqu’un peut m’apporter des réponses, ou son expérience, je lui en remercie d’avance.

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  • Auteur
comment_45712

Oui c'est autour de ça. Quand je parle avec les anciens de mon école ou des connaissances qui sont en entreprise, ils me disent la même chose que leur premier salaire était aux environs de 2000 à 2500 euros brutes par mois en fonction de l'entreprise, puis il y a des primes dans certaines entreprises.

Mais je suis tombé sur une enquête datant de 2007 de la revue LE MONITEUR, ils disaient qu’ à diplôme équivalent, les salaires en BET étaient en moyenne moins élevés qu'en entreprise, et de plus, après 10 ans de carrière l'écart se creusé et pouvait être en moyenne de 10 000, pour un directeur d'agence en "entreprise" (je parle de grosses entreprises bien sure et non des tâcherons) on ne peu même pas faire de comparaisons avec un gérant de BET l’écart se creuse encore plus. Cette enquête vaut ce qu'elle vaut mais ça fait beaucoup non?

Est-ce que ceux qui s'y connaisses pourraient nous donner leur avis: nordine2274, montabone, Plancoet

J'essaierais de scanner l'enquête et de la poster la prochaine fois.

  • Auteur
comment_45716

Même dans le group vinci c'est pareille: entre 2200 et 2400 euros brut pour un ingénieur débutant, et légèrement plus élevé en région parisienne compte tenu du niveau de la vie. Mais avec le 13éme mois, et les primes éventuels ça fait un peu plus.

comment_45732

Bonjour,

Car l'employeur a l'assurance que l'Ingénieur qu'il recrute, a la connaissance des règlements français.C'est peut-être un peu moins vrai maintenant avec l'entrée en service des Eurocode mais à mon avis, il doit toujours y avoir un fond de vérité.

Je ne suis pas sûr que le CHEBAP (ou d autres écoles) permette de dire que l on maîtrise les règlements de calcul, seules des années d expérience (au moins 3) permettent d accéder à une bonne connaissance des règlements, et encore; qui maîtrise parfaitement par exemple la stabilité de forme du BAEL ? ou toutes les subtilités du calcul sismique suivant PS92 ?

Je suis assez d accord avec Montabone, la formation n est pas tout et de toute manière on ne peut tout retenir donc ce qui est important dans le métier d ingénieur n est pas de tout savoir mais de savoir où chercher ce dont on a besoin ! Les connaisances mathématiques et scientifiques pour mettre en oeuvre les calculs sont déjà acquises bien avant l entrée au CHEC, elles le sont aprés les 2 premières années après le BAC, pour le reste vous avez la littérature technique, les cours, internet...

Salutations

comment_45761

Guisset a relevé une phrase de ma longue (trop longue d'ailleurs) libelle. Et à dessein, j'avais bien utilisé le mot connaissance à la place du mot maitrise.

La connaissance peut se limiter à savoir que pour telle structure, un document normatif existe.

La maitrise sera d'en comprendre les conséquences. Et cela peut prendre des années comme l'a souligné Guisset. Et, encore lorsque l'on arrive à trouver dans la littérature les documents explicatifs. Il suffit de regarder effectivement la stabilité de forme suivant le BAEL. A part Coin dans son ouvrage sur les structures qui donnait une méthode compréhensible et Perchat-Roux dans leur dernier ouvrage, c'était plutôt silence radio. Quand à Davidovici qui était alors conseiller à la Socotec, il renvoyait tout simplement à un logiciel commercialisé par ..... Socotec (comme par hasard). Et ce qui me fait sourire dans l'Histoire, c'était le fait que quand vous preniez la somme de Guerrin "Le traité de béton" et son tome 4 en particulier ou il expliquait le calcul des portiques béton, il ne faisait aucune référence à la stabilité des formes. Bref, si on suit le règlement BAEL, tous les portiques BA construit depuis les années 1880 jusqu'à 1980 aurait du s'effondrer, et vous avez constaté comme moi, qu'ils sont encore bien debout. Bref, un membre de la commission BAEL a du se faire plaisir et à emm..... une génération d'ingénieur.

Et, ils nous refont le coup avec l'Eurocode 3. Jusqu'à maintenant, quand vous calculiez un portique avec le CM66, il suffisait de vérifier que la flèche horizontale ne dépassait pas le 1/200 et hop, pas besoin de vérification au second ordre. Méthode acceptée par la profession et les bureaux de contrôle. Mais pour ces messieurs qui ont pondu l'EC3, cela était beaucoup trop simple. Et nous voila à faire des vérification au second ordre sur un portique que l'on sait à la base non affecté par ce phénomène.

Et ces messieurs de l'Annexe nationale aurait pu réintroduire l'absence de calcul au second ordre par simple vérification de flèche pour les portiques. Mais, ils n'en ont pas eu les c...... Bref, en raison de leur manque de courage, on va maintenant se taper les vérifications au second ordre. Heureusement que les calculs se font maintenant par informatique et que les PC sont puissants donc il n'y aura pas une trop grande perte de temps.

Mais je m'égare.

Simplement, pour dire comme l'a souligné Guisset, n'attendez pas tout de formation comme le Chebap ou l'Isba. Et encore, autant pour ces dernières, je leur laisse le bénéfice de l'ancienneté autant pour l'ENPC, cela sent fortement la pompe à fric. Toutes les grandes écoles sont à la recherche de financement. Donc prenez un nom prestigieux (ENPC par exemple), rétribuez quelques intervenants grassement payés ou quelques consultants prestigieux, moulinez le tout et prenez au passage votre bénéfice et vous obtiendrez une formation supérieure d'une année à destination d'ingénieur. Et qui rapportera à l'école de substantiel bénéfice. Bref, méfiance.

comment_45771

Bonjour M Montabone,

je ne suis pas tout à fait d accord avec vous sur deux points:

Bref, si on suit le règlement BAEL, tous les portiques BA construit depuis les années 1880 jusqu'à 1980 aurait du s'effondrer, et vous avez constaté comme moi, qu'ils sont encore bien debout. Bref, un membre de la commission BAEL a du se faire plaisir et à emm..... une génération d'ingénieur.

Je pense que la plupart des portiques en question peuvent être considérés comme des ossatures à noeuds non déplaçables (présence de cages d escalier ou d ascenseur, maçonnerie de remplissages, cloisons en briques...) et c est pour cela qu ils sont en général peu sensibles au second ordre et que l estimation de la longueur de flambement (= hauteur d étage par exemple) peut constituer une approximation suffisante. Par contre pour les portiques des ossatures à noeuds déplaçables (oui, je sais ils sont rares) ces approximations ne sont pas acceptables et il faut vérifier exactement avec les méthodes règlementaires (voir Coin dans Ossatures des batiments, je confirme que au vent les sections d aciers sont majorées sensiblement, sans parler du séisme mais personne n a expliqué comment combiner calcul sismique et calcul de stabilité de forme, EI varie fortement !) . L annexe E7 n est pas destiné à empécher les ingénieurs de dormir mais permet de traiter ces cas...

Jusqu'à maintenant, quand vous calculiez un portique avec le CM66, il suffisait de vérifier que la flèche horizontale ne dépassait pas le 1/200 et hop, pas besoin de vérification au second ordre.

non, non et non ! avec le CM66, quand vous calculez un portique vous devez tenir compte du flambement du poteau et calculez une longueur de flambement (à noeuds déplaçables en général), la vérification de la flèche horizontale n est même pas prévue dans ces règles. Donc vous tenez compte du second ordre.

L eurocode 3 élargit simplement les méthodes de prises en compte du second ordre mais vous n êtes pas obligé de faire des calculs non linéaires (sauf dans de rares cas particuliers), il existe des méthodes qui ne sont pas plus complexe que celles du CM66...

Salutations

comment_45775

Bonjour,

J'ai remarqué que vous avez beaucoup discuté en ce qui concerne le béton et les structures et vous n'avez pas parlé à propos de la géotechnique par exemple, ma question est la suivante, est ce que la formation CHEBAP est appréciée par les boites de la géotechnique et les grandes entreprises ( tels que Soletanche Bachy, Egis Géotechnique etc) ou elle est préférée par les bureaux d'études structures et ouvrages d'art seulement?

Salutations

comment_45796

Bonjour Mr Guisset,

Concernant les deux points sur lesquels vous n'êtes pas d'accord, je voudrais apporter quelques précisions.

L annexe E7 n est pas destiné à empêcher les ingénieurs de dormir mais permet de traiter ces cas...

Oui sauf que vous faites comme moi, pour étudier des portiques BA à nœuds déplaçables, vous vous êtes plongé dans le livre de Mr Coin pour arriver à mettre en musique ce qu'a voulu dire la commission BAEL dans son annexe E7. Or, un bon règlement devrait se suffire à lui même sans devoir faire appel à des documents annexes, et cela , ce n'est pas moi qui le dit mais Mr Lacroix, grand manitou du BAEL s'il en est. De plus, quand la commission BAEL a choisi de traiter cet aspect, je regrette qu'il n'est pas introduit une méthode par amplification des moments comme celle existante dans le CM66. Je pense notamment aux abaques de Jackson Moreland présentés dans les bouquins de Thonier ou de Fuentes. Or, certains membres de la commission n'en ont pas voulu et nous en sommes resté à une méthode plus juste scientifiquement parlant mais beaucoup plus complexe à appliquer et qui sur certains points n'est pas forcement plus sécuritaire, la détermination du module de rigidité EI en mode sismique notamment.

non, non et non ! avec le CM66, quand vous calculez un portique vous devez tenir compte du flambement du poteau et calculez une longueur de flambement (à nœuds déplaçables en général), la vérification de la flèche horizontale n est même pas prévue dans ces règles. Donc vous tenez compte du second ordre.

J'ai fais preuve d'un raccourci trop important. Le CM66 oblige à vérifier un poteau en tenant compte du flambement par le biais d'un coefficient d'amplification. Par contre, l'analyse reste toujours linéaire. Toutefois, si votre déplacement horizontal en tête de portique dépasse le 1/200, la méthode d'amplification des moments ne sera plus suffisante pour assurer la sécurité du portique. Et, dans ce cas, vous êtes obligé à faire appel à une analyse non linéaire, la méthode d'amplification n'étant plus sécuritaire.

Concernant l'Eurocode 3, effectivement, ce dernier autorise encore les méthodes au premier ordre avec amplification des efforts sollicitant la structure. Mais ces méthodes sont beaucoup plus complexe que dans le CM66. Et ma remarque portait sur le fait que des structures très connus comme les portiques à un niveau aurait pu bénéficier de méthode simplifié. Or celle du CM66 était quand même plus simple que celle proposé par l'article 5.2.2.(5)B de l'EC3.

Pour répondre à Ing-ez, le Chebap est surtout réputé pour ses cours de structures. Je n'ai jamais entendu dire que quelqu'un faisait le chebap pour ses cours géotechniques. Sachant qu'en plus, il existe des écoles qui forment des ingénieurs géotechniciens.

  • Auteur
comment_45802

Bonjour,

J'ai remarqué que vous avez beaucoup discuté en ce qui concerne le béton et les structures et vous n'avez pas parlé à propos de la géotechnique par exemple, ma question est la suivante, est ce que la formation CHEBAP est appréciée par les boites de la géotechnique et les grandes entreprises ( tels que Soletanche Bachy, Egis Géotechnique etc) ou elle est préférée par les bureaux d'études structures et ouvrages d'art seulement?

Salutations

bonjour ing-ez, il y'a une spécialisation en ouvrage d'art et en ouvrages géotechniques à l'ISBA TP, d'aprés ce que l'on m'a dit c'est un truc qui marche bien, mais pas plus que les ouvrages d'art, vous pouvez voir le programme des cours sur le site internet de l'école

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