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comment_64511

salut , la plupart des essais d'auscultation dynamique et par sclérometre réalisé sur un même élément de béton n'aboutissent pas aux mêmes résultats . il ya un grand écart , pourquoi ?

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comment_64523

L'énergie cinétique de rebond initiale est donnée dans le scléromètre comme une mesure de la dureté du béton, de la pression sur la surface ou de la résistance à la pression (kg/cm² ou sa conversion à N/mm²). La qualité du béton est évaluée sur la base de sa résistance à la pression, puisqu'il s'agit d'une valeur d'orientation pour vérifier la capacité de charge et la durabilité des constructions en béton.

Le résultat scléromètrique ou bien l'indice de rebondissement nous renseigne sur la couche superficielle du béton, en effet on trouvera toujours des valeurs qui divergent et cela suite au contact avec l'armature du béton ou au granulat, mais le % de ces valeurs est limité et souvent en écarte ces valeurs.

parmi les facteurs influant sur le résultat:

  • le calibrage (si le ressort est usé= le résultat non fiable)
  • la manipulation (la valeur de rebond est dépendante de la direction d'impact)
  • l'âge du béton

  • 1 mois après...
comment_66016

Salut mes amis,

Les deux méthodes : d'auscultation dynamique (Ultrasonique) et de rebondissement (Scléromètre) ne permet pas de déterminer la résistance du béton, mais elles donnent uniquement des estimations.

1)
La méthode de rebondissement
:

Le scléromètre affiche un chiffre qui représente la force de rebondissement d'une masse sur la surface du béton. Donc, plus le chiffre est important, plus la couche superficielle de notre béton est plus dure. Des recherches ont été effectuées sur des échantillons de béton dans le but d’apprécier la résistance à la compression du béton indirectement à travers une corrélation faite entre les chiffres lus sur le sclérometre et les valeurs de la résistance à la compression de ces échantillons lues sur la machine d'écrasement, et par la suite une courbe de corrélation est tracé.

Il est important de noter que l'utilisation de la méthode de rebondissement a plusieurs inconvénients:

- Il n y a pas une relation directe entre les résultats sclérométriques et la résistance du béton. Cette méthode donne une estimation sur la dureté superficielle du béton (une profondeur d’environ 3 cm). Le béton profond reste inexploré.

- Elle donne des résultats sous estimés en présence d'un pore caché prés de la surface du béton.

- Elle donne des résultats sur estimés en présence d'un caillou caché prés de la surface du béton ou pour un béton âgé (la carbonatation de la surface du béton).

- Elle donne de résultats sous estimés en présence d'humidité sur la surface du béton.

- Les incertitudes dues à l'opérateur, l'étalonnage, la direction d'application de l'appareil (vers le bas, vers le haut, horizontalement, etc).

- Les incertitudes dues à la déférence entre les compositions du béton en question et celui utilisé initialement pour tracer le courbe de corrélation (l'utilisation du courbe fourni avec l'appareil est déconseillé). L’utilisation du scléromètre nécessite tout d’abord le tractage d’une courbe de corrélation spécifique pour chaque formulation de béton.

Remarque : Les scléromètres modernes n'affichent pas un chiffre. Ils utilisent une courbe de corrélation numérisé dans leur mémoire interne est affichent directement une valeur de résistance. Il est déconseillé d'utiliser ces résultats douteux.

2)
La méthode d'auscultation dynamique
:

L’appareil d’ultrason affiche une vitesse qui représente la vitesse de passage d’une onde ultrasonique à travers le matériau béton. Donc, plus la vitesse est importante, plus notre béton est plus consistant. Des recherches ont été effectuées sur des échantillons de béton dans le but d’apprécier la résistance à la compression du béton indirectement à travers une corrélation faite entre les valeurs de vitesse lues sur l’appareil d’ultrason et les valeurs de la résistance à la compression de ces échantillons lues sur la machine d'écrasement, et par la suite une courbe de corrélation est tracé.

Il est important de noter que l'utilisation de la méthode d'auscultation dynamique a plusieurs inconvénients:

- Il n y a pas une relation directe entre les résultats ultrasoniques et la résistance du béton. Cette méthode donne une estimation sur la consistance du béton, détection des fissures, investigation après un incendie.

- Elle donne des résultats sous estimés en présence des pores ou des fissures.

- Elle donne des résultats sur estimés en présence de ferraillage dans le béton.

- Elle donne des résultats sur estimés en présence d'humidité dans le béton.

- Les incertitudes dues à l'opérateur, l'étalonnage, les condition de la surface du béton, la longueur du trajectoire de l'onde ultrasonique, le mode d’emploi (direct, semi-direct, indirect).

NB : Il est important de noter que la présence d’humidité dans le béton a un effet opposé sur les résultats des méthodes précitées (résultats sclérométrique sous-estimés et résultats ultrasonique surestimés).

3)
Méthode combinée « Ultrason-sclérométre »
:

Vu les inconvénients pré mentionnées, des recherches ont proposé une corrélation combinée entre la méthode scléromètrique et celle d'ultrason afin de minimiser l'influence des inconvénients de chaque méthode et d'améliorer l'estimation de la résistance du béton. Mais malgré l’enregistrement d’une amélioration des résultats obtenus, ces derniers ne peuvent être utilisés qu'à titre indicatif à cause d’intervalle d’incertitude important. Voir un exemple des résultats réels obtenus d’une recherche :

·
Résistance à la compression = Résistance (déterminée par la méthode sclérométrique) ±
4,7
MPa.

·
Résistance à la compression = Résistance (déterminée par la méthode ultrasonique) ±
5,4
MPa.

·
Résistance à la compression = Résistance (déterminée par la méthode combinée) ±
3,7
MPa.

Cordialement.

comment_66052

pourquoi on fait pas recours aux essais combinés ultrason-carottage ou sclero-carottage afin de determiner la resistance reelle du beton, puisque les procedes de traitement des trous occasionnés par le carottage existent sans recours a la demolition de l'element dans le cas ou les resultats obtenus sont bons

comment_66060

Salut,

pourquoi on fait pas recours aux essais combinés ultrason-carottage ou sclero-carottage afin de determiner la resistance reelle du beton ...

Parce que:

- Premièrement, le carottage est un essai destructif.

- Deuxièmement, une bonne courbe de corrélation nécessite au minimum une centaine de résultats. Avec le carottage, il est très difficile d'atteindre ce nombre de résultats (l'essai de carottage est couteux, difficile à réaliser, mettre la stabilité de la structure en risque).

- Troisièmement, et essentiellement, le carottage lui même donne directement des résultats réels de la résistance à la compression du béton. A quoi ça sert de faire combiner des résultats fiables (carottage) avec des résultats douteux (Ultrason, Sclérometre) pour avoir finalement des résultats douteux !?

Cordialement.

comment_66115

je pense qu'avant de proceder au carottage on passe par les essais d'ultrason ou sclero afin de determiner les elements de la structure les plus faibles pour les soumettre au carottage

comment_66116

Salut,

je pense qu'avant de proceder au carottage on passe par les essais d'ultrason ou sclero ...
et n'oublier pas d’utiliser le phacomètre avant le carottage, qui est un appareil permettant de localiser les armatures d'un ouvrage en béton armé, en mesurant la perturbation d'un champ magnétique généré en surface du béton, afin de ne pas fragiliser les éléments structuraux par la coupure des barres d'acier et d’assurer « que les carottes utilisées pour mesurer la résistance du béton ne contiennent pas d'armature. Lorsque cela ne peut être évité, il faut s'attendre à une réduction de la résistance mesurée dans le cas d'une carotte contenant une armature en acier (non située axialement). Les carottes contenant des armatures dans ou à proximité de leur axe longitudinal ne conviennent pas pour les essais de résistance » (NA 17004).

Cordialement,

NA 17004.pdf

comment_66143

au sujet des eprouvettes preparees sur chantier, le CTC a preparé un bulletin d'echantillonnage d'eprouvettes qui sera signé conjointement par l'entreprise et le BET chargé de suivi et c'est une etape que j'encourage personnellement.mais pourquoi il ne figure pas une rubrique dans ce bulletin reservée au CTC pour son visa de conformité des resultats (par exemple : resultats bon ou faible ou acceptable) comme ca on aura un document qui a plus de credibilité

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