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comment_111322

Bonjour,

Si je résume les vérifications à faire aux ELS aux EC2 en béton armé nous avons:

- Contrainte de compression du béton

o ELS caractéristiques 

o ELS quasi-permanents 

 

- Contrainte de traction des aciers

o ELS caractéristiques

 

- Ouverture des fissures

o ELS quasi-permanents 

 

- Limitation de flèche

o ELS quasi-permanents 

o Critère de flèche nuisible

 

J'ai plusieurs questions:

 

1. Pourquoi la vérification des contraintes dans les aciers ne se fait qu'à l'ELS CAR?

2. Que représente concrètement l'ELS CAR et l'ELS QP?

3. Pourquoi les fissures et les flèches sont-elles vérifiées avec le cas ELS le moins défavorable? (ELS QP)

4. Dans le calcul de flèche nuisible selon les recommandations professionnelles pourquoi calcule-t-on la flèche due à Q avec le module effectif (sans prise en compte du fluage) et la flèche due aux charges permanentes p r et c avec le module à long terme sachant que nous devons vérifier les flèches à l'ELS QP(donc long terme)?

5.Au lieu de mener une vérification des contraintes dans l'acier et une vérification de l'ouverture des fissures, pourquoi ne pas limiter directement la contrainte dans les aciers et ne faire alors que la première vérification ? (exemple si w=0,2mm --> fyk=200MPa)?

 

Merci d'avance

 

 

 

 

 

 

 

Modifié par maroko123

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  • Bonjour, mes réponses aux questions : 1/ car l'ELS CAR est ce qui est le plus élevé en restant en ELS 2/ CAR : caractéristique  ;  QP: quasi permanent; il s'agit des combinaisons , voir

  • montabone
    montabone

    Pour compléter les propos de Mr Guisset, je rajouterais les éléments suivants: 5 - L'Eurocode est née d'un consensus entre tous les pays européens.Les Français étaient opposés à l'introduction d'

  • Ci-joint extrait du livre de Paillé

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comment_111332

Bonjour,

mes réponses aux questions :

1/ car l'ELS CAR est ce qui est le plus élevé en restant en ELS

2/ CAR : caractéristique  ;  QP: quasi permanent; il s'agit des combinaisons , voir EC0 art 6.5.3.(2)  La combinaison caractéristique est normalement utilisée pour des états-limites irréversibles. La combinaison quasi-permanente est normalement utilisée pour des effets à long terme et l'aspect de la structure.

3/ voir réponse en vert précédente

4/ car les surcharges Q (ou du moins une partie) ne sont pas considérées comme de longue durée d'application et donc ne sont pas influencées par le fluage

5/ bonne question ! en fait, même si elles facilitent le calcul, les formules du genre   σ s < 1 000 w max  ne sont pas toujours valables et ne font pas l'objet d'un consensus européen... 

Salutations,

Laurent Guisset

  • Auteur
comment_111355

Bonjour 

tout d'abord merci d'avoir répondu à ces questions.

1. ok je me suis mal exprimé . En réalité la question etait pourquoi pour le beton doit on mener une vérification des contraintes à l'els qp et els car. En fait cest indique dans la claus 7.2. À l'els car cest pour limiter les fissures longitudinales ( parallèles ou perpendiculaire à la section ?? ) et à lels qp cest pour vérifier si le fluage est linéaire ou non.

2. C'est plutôt la différence en terme de calcul. Pourquoi choisit ton le cara pour telle verif et le qp pour telle verif. Votre réponse en vert y répond en partie merci!

3. Alors dans le cas de calcul de flèche il faut préciser. Quand il s'agit de flèche totale il s'agit juste d'un confort visuel pour l'utilisateur et donc inutile de se pénaliser avec un els trop contraignant donc els qp. Par contre si je suis cette logique alors il faut forcément que la flèche nuisible soit calculée à l'els car (le plus défavorable donc) car si la flèche affecte un revêtement ou une cloison cela entraîne une mauvaise utilisation de la structure et peut meme mettre en péril son utilisation. De plus elle est irréversible. C'est d'ailleurs ce qui est indiqué dans le calcul des recommandations professionelles. Q est pris dans sa totalité .

4. Je suis pas tout à fait d'accord avec ca. On ne peut pas négliger l'effet du fluage surtout si l'on calcule en prenant la totalité de Q. cette réponse est un peu floue pour moi.

5. Ok 

en tout cas merci beaucoup pour votre aide . 

Au plaisir de vous lire

Salutations 

comment_111358

Pour compléter les propos de Mr Guisset, je rajouterais les éléments suivants:

5 - L'Eurocode est née d'un consensus entre tous les pays européens.Les Français étaient opposés à l'introduction d'un calcul de fissures dans le règlement béton armé. Cela existait dans l'ancien règlement français de béton armé (CCBA68) et cela avait laissé de trés mauvais souvenirs dans les bureaux d'étude.En effet, il suffisait de mesurer la fissure sur chantier et si elle dépassait la valeur calculée, la responsabilité du BE était automatiquement engagée.Or, la production d'une fissure est un processus extrèmement complexe ou de nombreux éléments peuvent intervenir.
C'est la raison pour laquelle ce calcul n'apparaissait plus dans les règles BAEL.
Aussi, les Français ont insisté pour que le calcul de cette fissure soit conventionnelle et non opposable sur chantier. Ainsi, un BE n'aura plus sa responasbilité engagée si la fissure sur chantier dépasse celle calculée. Sa seule responsabilité sera simplement engagé en cas d'erreur de calcul.

4 - Dites vous bien que le calcul de la flèche nuisible est aussi un calcul conventionnel. Cela est bien précisé en préambule dans les Recommandations Professionnelles.Vous ne pouvez pas mesurer la flèche sur un plancher de bâtiment et la comparer au calcul de la flèche nuisible. Cela n'a pas de sens.Il est bien précisé que si votre calcul de flèche nuisible donne un résultat inférieur à la limité autorisé, vous ne connaitrez pas de désordre sur votre chantier, rien de plus.

4 - enfin pour répondre aussi à votre question, on doit rentrer dans la valeur de P la valeur Ψ2.Q, la partie quasi-permanente de la charge d'exploitation. C'est vrai que ce n'est pas dit explicitement dans les reco mais Mr Paillé en parle dans son bouquin et c'est logique.

3 - Votre raisonnement sur le 3 ne correspond pas à la logique des recommandations qui s'attache surtout à l'ordre de mise en charge de la structure. Donc le type de combinaison est peu important, l'important est de savoir quand et comment la structure est mise en charge.

Voilà,j'espère que j'ai pas dit trop de bétises :P

Bon courage avec l'eurocode.

  • Auteur
comment_111360

Bonjour,

merci montabone pour vos questions.

4. Je n'ai pas compris le sens de votre réponse à propos du psi2Q . Avez vous une documentation la dessus car je n'ai pas le livre dont voubparlez sous les yeux.

3. Bien sûr que le calcul de flèche nuisible tient compte du chargement. Après la ou je ne suis pas d'accord avec vous cest au moment où vous dites que la combinaison n'importe peu. Pour moi si puisque la flèche nuisible est la différence entre la flèche totale et la flèche résiduelle et que la flèche totale dépend de Q, si nous le prenons en Cara nous aurons la flèche maxi. 

Merci davance pour vos réponses 

en tout cas cest un plaisir d'échanger avec vous sur ce sujet qui n'est pas forcément évident même pour des personnes expérimentés 

salutations

 

comment_111382

Vous avez parfaitement le droit de ne pas être d'accord avec moi.On est pas très loin l'un de l'autre quand on dit que l'on combine des charges caractéristiques.
Les recommandations professionnelles ne parlent à aucun moment de combinaison. Elles expliquent simplement comment calculer les efforts qui s'appliquent sur la structure, c'est tout.

Comme je l'ai dit dans mon précédent post, il s'agit d'un calcul "Conventionnel". C'est à dire que vous n'allez pas, muni de votre calcul, vérifier l'exactitude de votre calcul sur la structure. Il suffit simplement que dans le cadre de votre calcul, votre flèche soit inférieure à la limite autorisée.

Donc, au risque de vous décevoir, il n'est pas illogique que dans le cadre d'un calcul "conventionnel", ce dernier ne soit pas en cohérence avec le reste du texte règlementaire.

Surtout, que juridiquement parlant, la mise en oeuvre de ce texte est un peu tiré par les cheveux. C'est la Commission française de l'EC2 qui l'introduit par le biais d'une note à un article qui n'est pas référencé par le CEN à recevoir un amendement.Et qui renvoie à un document édité par la FFB. Enfin, maintenant, pour faire bonne mesure, je crois qu'il est édité dans un fascicule de documentation de l'AFNOR. C'est un peu plus bordé.

Mais, enfin, ce n'est pas la 1ière fois que la Commission tord le texte pour lui faire dire ce qu'elle a envie de lui faire dire.

Je ne sais pas ou vous travaillez mais si vous devez calculer des structures béton construites en France, vous devrez impérativement appliquer ce calcul de flèche nuisible tel que décrit dans les recommandations Professionnelles sans en changer un iota.

Dernière info à propos du coefficient Ψ2, je suis en train d'étudier le nouveau CPT qui est parue concernant le calcul des prédalles et la Commission en charge de la rédaction du CPT, recommande d'utiliser la valeur 0,5.Ψ2 plutôt que 1.Ψ2 pour évaluer la partie permanente de la charge variable (note de l'article 3.5).

Voilà, j'espère que mes explications sont un peu plus claires.

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