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comment_574

posté par bentafat_rachid

Il est connu que les accélérations produites sur les constructions,

pendant les séismes majeurs, sont de l'ordre de 0,3g à 0,8g plutôt que

0,1g à 0,3g imposées par les règlements.

Comment donc expliquer la résistance de la plupart des ces constructions ?

Les déformations subies par la structure en phase post-élastique ont

pour effet de diminuer les forces agissantes sur la structure et

interviennent de ce fait comme des limitateurs d'efforts. En contre

partie, les déformations sont considérablement amplifiées par rapport à

celles que la structure subirait, sous ces mêmes forces, en phase

élastique.

Les sollicitations sismiques sont essentiellement du

type déformation imposée ce qui entraîne que le mode de ruine est

généralement associé à une limite de déformation plutôt qu'à une limite

de résistance qui détermine la sécurité des constructions.

Les forces d'inertie qui apparaissent de fait des actions sismiques

dans un élément donné, résultent des actions transmises par les

liaisons de cet élément avec le reste de la structure ; ces forces

d'inertie ne peuvent donc excéder la capacité de résistance, en termes

de forces, de ces liaisons ; les déformations qui leur correspondent

peuvent par contre atteindre un niveau inacceptable pour lequel la

ruine est inévitable par instabilité plastique (le cas le plus

fréquent) ou instabilité de forme.

La plupart des matériaux présentant une capacité importante de

déformation plastique avant rupture, il est donc possible d'obtenir une

sécurité acceptable en autorisant des incursions significatives dans le

domaine plastique (post-élastique). Cette propriété fondamentale est

appelée ductilité.

[/justify]

[table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="100%"] [tr] [td bgcolor="#e6f0fa"][justify]Il

est admis dans les Règles PS 92 que les efforts réels dans une

structure peuvent être obtenus à partir des efforts calculés sur le

modèle linéaire correspondant à l'état non-dégradé (phase élastique) en

les divisant par un coefficient (q), dit de comportement.[/justify]

[/td] [/tr] [/table]

En effet, les difficultés et les incertitudes de calcul dans le domaine

post-élastique conduisent à se contenter, en pratique, de méthodes plus

simples de caractère pragmatique, méthodes de calcul linéaire

équivalent pour le calcul dynamique (analyse modale) ou calcul

chronologique ou pour le calcul statique équivalent, basées sur la

prise en considération d'un modèle élastique :

  • dans ces méthodes où l'on ne s'intéresse qu'aux maxima des
    sollicitations sur la structure, l'action sismique est introduite sous
    forme de spectre de réponse,[/*:m:2mfdl1yd]
  • la structure est supposée à réponse linéaire, le modèle sera considéré
    comme étant élastique appelé aussi " modèle linéaire équivalent " et
    doit tenir compte du degré de plastification (acier) ou de fissuration
    (béton) auquel on peut s'attendre, suivant le niveau de l'action
    sismique,[/*:m:2mfdl1yd]
  • dans la méthode de dimensionnement dite " calcul linéaire équivalent ",
    il y a lieu de diviser les sollicitations résultant d'un calcul
    élastique effectué à partir d'un spectre de dimensionnement par le
    coefficient de comportement q (fonction du type de la structure
    résistante) pour obtenir des sollicitations de dimensionnement aux
    états limites ultimes propres à conférer à la structure, au niveau
    d'agression considéré et avec toute fiabilité requise, un comportement
    satisfaisant.[/*:m:2mfdl1yd]

Il convient de remarquer que :


  • cette façon de faire correspond à un calcul quasi statique en ce sens
    qu'on ne prend pas en considération les conséquences dues à
    l'alternance d'efforts,[/*:m:2mfdl1yd]

  • le calcul spectral, qu'il s'agisse de méthodes simplifiées ou d'une
    analyse modale, ne donne que des valeurs de dimensionnement qui
    risquent d'être individuellement dépassées, et surtout n'ont aucune
    chance d'être atteintes simultanément,[/*:m:2mfdl1yd]

  • le coefficient de comportement n'est relié qu'à la non-linéarité de la
    loi de comportement. En réalité, il dépend aussi de la variation de
    l'amortissement et de la modification de la distribution des forces sur
    la hauteur du bâtiment, dans le comportement dynamique réel par rapport
    au comportement élastique linéaire,[/*:m:2mfdl1yd]

  • en fait le coefficient de comportement est une fonction de la période
    du mode fondamental et que pour conserver à q son caractère de
    coefficient constant, c'est le spectre de dimensionnement qui est
    modifié et transformé en spectre de calcul par la prolongation du
    plateau de la zone amplifiée jusqu'au point de période nulle et le
    relèvement de la branche descendante,[/*:m:2mfdl1yd]
  • il existe une difficulté dans le choix et dans la validation du
    [justify]coefficient de comportement q qui peut avoir plusieurs valeurs pour le
    même bâtiment ; on postule que la
    même structure possède un coefficient de comportement q, unique
    (global) dans les deux directions horizontales principales et sur toute
    la hauteur du bâtiment ; dans la direction verticale la ductilité est beaucoup plus faible et le coefficient de comportement est alors réduit.
    Il est à noter que la démarche des Règles PS 92, pour valider la valeur
    retenue pour le coefficient de comportement, est basée sur les critères
    d'égalités de déplacements ou d'énergies,
    [/justify][/*:m:2mfdl1yd]
  • normalement le coefficient de comportement dépend aussi du niveau de
    l'action sismique, car pour un séisme de faible niveau la structure
    reste dans un état élastique (q = 1).[/*:m:2mfdl1yd]

D'une manière très résumée (pour plus de détails il y lieu de consulter

l'ouvrage " La Construction en Zone Sismique " ), le coefficient de

comportement indique la capacité d'une structure à avoir un

comportement élasto-plastique ; dans ce sens le coefficient de

comportement agit comme un " bonus " pour les bâtiments a formes

simples et avec structures régulières.

La pratique de l'utilisation des Règles PS 92 a permis de mettre en

évidence quelques cas particuliers :

A - Structures en charpente métallique et en béton armé

Le choix de la valeur du coefficient q dépend de la participation au

contreventement de chaque type de structure et de la décision de

conférer éventuellement à la structure métallique un comportement

dissipatif.

On ne saurait trop insister sur la décision, du comportement dissipatif

de la structure métallique, qui doit être prise en amont au moment de

l'avant projet avant la phase d'appel d'offres et non pas au moment du

projet d'exécution.

A-1 Portiques en C.M. et voiles en B.A.

11_15112001.gif

D'après les Règles PS 92 le coefficient de comportement q peut être déterminé par l'application de la relation suivante :

06_15112001.gif

où:VA , VB = les efforts tranchants à la base repris respectivement

par les portiques C.M. et les voiles B.A.

qA, qB = les coefficient de comportement correspondant

respectivement à ces structures

Cette démarche suppose la connaissance au préalable des valeurs des efforts tranchants VA et VB

pour q = 1.

Les sollicitations de calcul s'obtiennent ensuit par l'application du coefficient qA,B.

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comment_575

posté par bentafat_rachid

A-1 Portiques en C.M. et voiles en B.A.

11_15112001.gif

D'après les Règles PS 92 le coefficient de comportement q peut être déterminé par l'application de la relation suivante :

06_15112001.gif

où:

VA , VB = les efforts tranchants à la base repris respectivement

par les portiques C.M. et les voiles B.A.

qA, qB = les coefficient de comportement correspondant

respectivement à ces structures

Cette démarche suppose la connaissance au préalable des valeurs des efforts tranchants VA et VB

pour q = 1.

Les sollicitations de calcul s'obtiennent ensuit par l'application du coefficient qA,B.

A-2 Portiques en C.M. sur une structure en voiles en B.A.

15_15112001.gif

La détermination du coefficient de comportement unique pour l'ensemble de la structure se fait par une double pondération.

On extrait tout d'abord pour chaque mode les énergies potentielles en

mettant en évidence les énergies spécifiques à chaque type de structure

ou de matériau et les coefficients de comportement associés : voiles

B.A. (q = 2 à 3), portiques C.M. (q = 5 à 8)

1er pondération :

On calcul le coefficient de comportement moyen par mode en pondérant

les coefficients de comportement de chaque zone (qi) par les énergies

potentielles correspondantes (Ei)

05_15112001.gif

2ème pondération :

Pour obtenir le coefficient de comportement unique pour l'ensemble du

bâtiment qglobal on pondère le qmoyen/mode par l'énergie totale En du

mode n. La valeur moyenne du coefficient de comportement unique est

donnée par l'expression :

04_15112001.gif

A-3 Structure C.M. au dernier niveau d'une structure en voiles B.A.

16_15112001.gif

Dans

le cas de la présence d'une légère structure (toiture) en C.M. à

comportement non dissipatif, au sommet d'un bâtiment en béton armé, on

procède comme suit :

j on

détermine les sollicitations en considérant

pour l’ensemble du bâtiment

le coefficient

de comportement de la structure en B.A. (qBA

> 1)

k

on applique aux

sollicitations de la structure C.M. le

coefficient de comportement

qBA.

A défaut d'utiliser cette démarche enveloppe il y lieu de prévoir pour la toiture, une structure à comportement dissipatif.

B - Commentaires sur les structures " à cadres " en C.M.

<table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="100%"> <tr> <td width="50%">

07_15112001.gif</td>

<td width="50%">

08_15112001.gif</td>

</tr>

<tr> <td width="50%">

Structures " à cadres "

encastrées en pied

</td>

<td width="50%">

Structures " à cadres "

articulées en pied</td>

</tr>

</table>

D'après

les Règles PS 92 art. 13.3.2.1 ces structures résistent aux efforts

sismiques essentiellement par la résistance en flexion des barres et la

résistance des assemblages dits " rigides ".

Les zones

dissipatives se produisent de préférence dans les poutres ; le

coefficient de comportement à pour valeur :

02_15112001.gif

peut aussi envisager que les zones dissipatives se produisent

uniquement aux extrémités de poteaux (art. 13.3.2.5), les structures

fonctionnant en console verticale.

09_15112001.gif

10_15112001.gif

50_15112001.gif

Structures "à cadres"

encastrées en pied

Dans cette hypothèse, le coefficient de comportement à pour valeur :

01_15112001.gif

C - Commentaires sur les structures en B.A.

C-1 Voiles en B.A. : valeurs du coefficient de comportement

Les Règles PS 92 (art. 11.8.2.3) permettent de ne pas effectuer la

vérification de compatibilité de déformation si la hauteur du bâtiment

n'excède pas 28 m au-dessus du sol.

Il faut cependant remarquer que cette valeur (28 m = échelle des

pompiers) est parfaitement conventionnelle puisque au-delà le bâtiment

devient I.G.H.

Par ailleurs on s'interroge souvent sur la largeur du bâtiment " bt " à

prendre en compte dans la détermination du coefficient de comportement

Faut-il prendre la largeur du noyau ?

[*]

Faut-il prendre la largeur moyenne des voiles?

12_15112001.gif

13_15112001.gif

La

largeur du bâtiment est aussi un choix forfaitaire qui s'apparente aux

formules forfaitaires pour la détermination des périodes propres.

Il

faut donc retenir la dimension du bâtiment et non d'un voile, qui donne

la valeur la plus faible du coefficient du comportement.

C-2 Portiques en B.A. : valeurs du coefficient de comportement

Il faut rappeler la grande différence des valeurs du coefficient de comportement entre :

les portiques sans aucun remplissage avec éventuellement des cloisons

et dont on a la certitude qu'aucune maçonnerie de 15 cm ou 20 cm sera

introduite pendant la durée de vie de l'ouvrage, et

les portiques avec remplissages dont les incertitudes du comportement

sous l'action sismique imposent un coefficient de comportement réduit à

1,5 dans le cas des bâtiments réguliers

14_15112001.gif

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