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  • Bonjour Djas, Votre question concerne les dallages, je ne suis pas expert en la matière, je ne connais que le dtu 13.3 sorti il y a quelques années. Le DTU impose le respect des déformations dif

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comment_15660

Bonjour structure,

il faudrait donner plus de précision, s agit il d un plancher, d un dallage ?

est elle liée à d autres éléments de structure ?

ses dimensions en plan ...

Salutations

  • Auteur
comment_15683

Bonjour GUISSET,

en fait il s'agit d'une dalle de protection reposant sur micropieux dimensions 0.6 x10x20 ,elle sert en fait a reprendre les charges des engins lourds de chantier (durée 1 a 2ans). pour protéger le réseau de canalisation existant lors du passage des engins de chantier.

entraxe max entre micropieux 8m

salutations:merci:

comment_15715

Bonjour structure,

Le calcul des sollicitations dues au retrait est une chose difficile ; aussi bien souvent il est recommandé de prévoir des joints de construction délimitant des longueurs inférieures aux limites réglementaires (article B51 du BAEL). Si vous êtes dans ce cas vous pouvez négliger le calcul du retrait.

Si vous voulez estimer les contraintes dues au retrait (par exemple si vous dépassez les limites du règlement) ; il faut tout d abord vérifier si les dispositions constructives de la dalle lui permettent de glisser sur son support et d estimer le coefficient de frottement dalle/support soit f. Dans votre cas la difficulté réside dans l estimation de l influence des micropieux sur ce frottement, c est à dire calculer la gêne apportée par les micropieux au libre retrait de la dalle (fonction du mode de liaison des micropieux à la dalle et de leur rigidité transversale).

Estimation grossière si vous considérez que les micropieux gênent peu le retrait : f= 1.5

Formule :

Contrainte = 0.5 x f x L x (p + phi q) / H

Avec L : distance entre joints

p : poids de la dalle par unité de surface

q : surcharge exploitation par unité de surface

phi : 0.5 dans le cas général

Estimation plus précise : modéliser la dalle + les micropieux (poutres élastiques) et entrer le retrait comme une différence de température uniforme (négative) ; ajouter au calcul informatique les effets du frottement sur le sol (entre les micropieux)

Conseil : ne pas chercher à « empêcher » le retrait par de l acier.

Salutations,

comment_15756

Conseil : ne pas chercher à « empêcher » le retrait par de l acier.

Bonjours GUISSET,

je me demandais si dans le cas de notre ami Structure les brèches de clavage ne pourraient elles pas être une solution. Je souhaiterai, en outre, s'il est possible d'avoir plus de détail possible sur cette technique car dés fois les joints ne sont pas tolérés ni par les maîtres d'ouvrage ni par les maître d'œuvres, seulement cette technique est redoutée par les pathologies qu'elle peut engendrer à long terme.

A lire tes participations je crois que tu peux nous enrichir dans ce domaine.

Merci d'avance

Bonne journée

  • Auteur
comment_15825

Merci GUISSET et Djas pour votre aide, effectivement Djas dans mon cas les joints ne sont pas tolérés.

je vais faire ma modélisation avec effel et voir ce que ca donne comme contraintes.

Salutations

comment_15899

Bonjour Djas,

Votre question concerne les dallages, je ne suis pas expert en la matière, je ne connais que le dtu 13.3 sorti il y a quelques années.

Le DTU impose le respect des déformations différentielles ou absolues, très strictes. L’influence de l’effet de tuilage des bords est maintenant prise en compte.

La qualité du béton est améliorée (application des nouveaux bétons). Le dosage en ciment et les rapports E/C sont désormais fixés avec précision.

Les épaisseurs minimales des dallages sont nettement augmentées. Pour la partie 1, l’épaisseur passe de 12 à 15 cm ; pour la partie 2, elle est fixée à 13 cm ; et pour la partie 3, elle passe de 8 à 12 cm.

Les pourcentages d’acier sont revus à la hausse. Pour les dallages industriels, le pourcentage passe de 0,15 à 0,4 %, et pour la partie 2, le pourcentage passe à 5cm²/ml. Les dallages de maisons individuelles doivent toujours être armés pour un pourcentage de 0,2 %.

L’interposition de film polyéthylène est fortement déconseillée pour les parties 1 et 2 du DTU, car elle accentue le phénomène de tuilage.

Enfin, la grande nouveauté du DTU réside dans les calculs très complexes. En effet, la nouvelle approche du DTU 13.3 n’est plus basée sur la détermination d’un module de réaction du sol, mais sur les méthodes d’élasticité des couches de sol rencontrées. Le DTU retient la méthode de Boussinesq, qui permet d’évaluer le tassement en un point quelconque, dû à une charge concentrée appliquée sur une zone circulaire de diamètre donné.

La méthode d’évaluation repose donc sur deux notions : le diamètre équivalent noté Deq et le module conventionnel de réaction du support, noté KDeq, dont résulte le tassement sous une charge concentrée Q.

La problématique de cette méthode intervient principalement dans la propagation des tassements. En effet, pour déterminer le tassement en un point quelconque, il faut tenir compte des tassements induits au droit de toutes les charges concentrées, ce qui implique un calcul d’intégrales long et fastidieux. Il faut tenir compte des caractéristiques du sol variant avec la profondeur, ainsi que des distances du point aux charges.

Pour les joints, un pourcentage d’acier est prévu pour assurer l’anti-pianotage.

Voici les types de joints utilisés en

pratique :

Joint traversant franc

Joint scié sur une hauteur h/3 ± 10 mm

Joint traversant goujonné (conjugué)

Joints traversants clavetés (conjugués)

JOINTS

Les principales causes des désordres rencontrés dans un dallage sont dues au retrait et aux effets

thermiques. Pour lutter contre ces phénomènes, il est indispensable de fractionner le dallage par des

joints. Les dispositifs de chargement du dallage ne doivent pas en empêcher le fonctionnement. Les

joints reçoivent un « remplissage initial » pour prévenir l’intrusion de corps durs.

Les joints sont classés en plusieurs catégories :

- joints de retrait

- joints de dilatation (uniquement pour les dallages non couverts)

- joints d’isolement

- arrêts de coulage (pouvant jouer le rôle d’un des trois types de joints précédents).

Les joints doivent faire l’objet d’un calepinage. Les joints en quinconce ne sont pas admis.

Joints de retrait

Ils sont obtenus soit par enfoncement d’un profilé dans le béton frais, soit par sciage partiel dans

l’épaisseur du béton durci.

Ils découpent le dallage sur le tiers de son épaisseur ± 10 mm .

Joints de dilatation

Sauf utilisation spécifique des locaux, ces joints, qui permettent les variations dimensionnelles du

dallage dues essentiellement aux variations de température, ne sont à prévoir que pour les dallages

non couverts.

Ils traversent toute l’épaisseur du dallage et leur largeur lors de l’exécution est au moins égale à la

dilatation maximale qu’ils doivent permettre (10 à 20 mm). A leur emplacement, le treillis soudé est

coupé.

Les joints traversants peuvent jouer le rôle de joints de dilatation.

Joints d’isolement

Les joints d’isolement ont pour objet de désolidariser le dallage de certains éléments de la construction

(poteaux, longrines, murs, massifs, etc.) dont les déformations tant verticales qu’horizontales diffèrent

de celles du dallage. Ces joints règnent sur toute l’épaisseur du dallage.

Des joints complémentaires ou des renforts d’armatures doivent être réalisés pour limiter la fissuration

dans les angles rentrants autour des ouvrages isolés (quais, massifs, poteaux, …).

ce type de joint doit être franc sur toute l’épaisseur du dallage . Sa largeur est d’environ

10 à 20 mm.

Arrêts de coulage

Ils traversent la totalité de l’épaisseur.

La conjugaison des panneaux doit être assurée. Cette conjugaison peut se faire par clavetage, par

goujonnage ou à l’aide de profilés métalliques.

La conjugaison par goujons doit respecter les règles suivantes :

non adhérence des goujons à l'un au moins des deux panneaux adjacents

implantation: dans la zone médiane de l'épaisseur du dallage,

tolérance de déviation < 5% par rapport à un axe orthogonal au plan du joint,

diamètre Æ ³ 0,1 h et avec un espacement de trois unités au mètre et une longueur de 500

mm

Les effets du retrait différentiel (tuilage) affectent tous les types de joints (conjugués ou non). La raideur

des goujons est insuffisante pour s’y opposer de manière significative.

Protection des joints traversants

(dallage relevant de la partie 1)

Tous les joints traversants (arrêts de coulage et joints de dilatation) doivent être munis de profilés

métalliques afin de protéger les bords du joint.

Seuls les joints traversants situés dans les zones définies par les Documents Particuliers du Marché

comme non soumises au passage de charges roulantes ne sont pas concernés.

Un bétonnage délimité par des arrêts de coulage espacés au maximum de 6m (dallage sous abri)

permet d’être exempté de cette disposition constructive (coulage en bande).

Salutations

comment_15923

Bonjours GUISSET,

je me demandais si dans le cas de notre ami Structure les brèches de clavage ne pourraient elles pas être une solution. Je souhaiterai, en outre, s'il est possible d'avoir plus de détail possible sur cette technique car dés fois les joints ne sont pas tolérés ni par les maîtres d'ouvrage ni par les maître d'œuvres, seulement cette technique est redoutée par les pathologies qu'elle peut engendrer à long terme.

A lire tes participations je crois que tu peux nous enrichir dans ce domaine.

Merci d'avance

Bonne journée

Bonjour,

Le BAEL91 donne dans les commentaires des distances entre JD au dessous desquelles les effets du "retrait+dillatation" peuvent être négligés.

La réalisation de bandes de clavetage (tous les 15 à 20m) peut, dans certains cas, permettre de dépasser les distances entre JD communément admises, car dans le principe, on réalise des bandes qui sont coulées après , le temps qu'une partie du retrait se fasse.

Le problème est que pour un béton et un ouvrage "courant", il faut environ 6 mois (!!!) pour avoir environ 50 à 70% du retrait total. Les pathologies que l'on rencontre sont souvent liées au fait que les bandes de clavetage ne sont pas laissées ouvertes assez longtemps, au fait qu'on essaye de pousser trop loin la distance entre JD (sous prétexte de la présence de bandes de clavetage) (je laisse de côté les problèmes d'étanchéité)

La réalisation de telles bandes de clavetage est en fait très contraignante, car pour un chantier "normal" de durée "normale", au bout de 6 mois, l'entreprise de gros oeuvre est presque partie (ou du moins, elle peut avoir démonté sa grue). D'où les problèmes pour couler du béton après 6 mois, et la tentation de réduire la durée d'attente.

A ma connaissance, il n'y a pas de règles très établies pour la réalisation de bandes de clavetage. Cela peut marcher, si c'est fait sérieusement.

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