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comment_205414

Bonjour les génies ,

Sur la photo ci-joint, il est nécessaire de réaliser un sondage géotechnique sur la zone verte afin de construire une maison.

la partie basse du coté de droite sera à démolir. La complexité du site réside dans le faite que ces terres représente des risques d'éboulement ( dans un site en pente entouré de logement).

Sur la partie haute de la zone verte, il est impossible d'intervenir avec les machines car il existe un logement.

Avez-vous des propositions pour réaliser des sondages géotechniques pour ce cas de figure?

 

Merci à vous!

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comment_205476

Terrain en pente n'implique pas qu'il est instable en profondeur après terrassements. C'est l'étude géologique et l'enquête du voisinage qui généralement donnent une bonne idée sur l'instabilité du terrain.

La hauteur des sondages sur la partie à terrasser ne sera pas exploitable. Donc un surcoût sur le prix de revient de l'étude géotechnique.

Le programme de cette étude géotechnique préliminaire en G1 que je vois personnellement s'articule sur les trois axes suivants :

1) enquête sur le terrain de l'existant (bâtiments déjà construits);

2) étude géologique en exploitant les données de la carte géologique de la zone

3) vous n'êtes pas obligé de démolir la partie à droite pour faire vos sondages carrotés. Il suffit de réaliser des sondages manuels à l'intérieur et de faire des prélèvements d'échantillons pour essais de laboratoire en attendant les travaux de terrassement de la zone verte pour faire si nécessaire des sondages carrotés.

Modifié par BELLAMINE

comment_205479
il y a une heure, BELLAMINE a dit :

Terrain en pente n'implique pas qu'il est instable en profondeur après terrassements. C'est l'étude géologique et l'enquête du voisinage qui généralement donnent une bonne idée sur l'instabilité du terrain.

La hauteur des sondages sur la partie à terrasser ne sera pas exploitable. Donc un surcoût sur le prix de revient de l'étude géotechnique.

 

Cette approche est très sinistrogène, vous ne saurez si le terrain est instable qu'en cours de terrassements.

Au vu de l'excavation prévue, la zone d'influence géotechnique va largement déborder sur les parcelles mitoyennes du projet. La géotechnique doit d'abord s'appuyer sur des relevés du terrain, même si leur réalisation est compliquée (il y a presque toujours des solutions, même si elles ne permettent pas toujours d'avoir toutes les infos qu'on voudrait).

Les pentes sont souvent propices au dépôts de colluvions qui sont souvent des sols hétérogènes avec une probabilité importante de matériaux présentant des caractéristiques intrinsèques faibles, liées à leur mode de dépôt.

La connaissance de la géologie est bien évidemment importante, mais elle ne peut se suffire lorsque les enjeux sont importants (ce qui est le cas lorsque l'on risque de faire ébouler des sols sur une voirie).

 

comment_205480
il y a 30 minutes, anchor a dit :

Cette approche est très sinistrogène, vous ne saurez si le terrain est instable qu'en cours de terrassements.

Au vu de l'excavation prévue, la zone d'influence géotechnique va largement déborder sur les parcelles mitoyennes du projet. La géotechnique doit d'abord s'appuyer sur des relevés du terrain, même si leur réalisation est compliquée (il y a presque toujours des solutions, même si elles ne permettent pas toujours d'avoir toutes les infos qu'on voudrait).

Les pentes sont souvent propices au dépôts de colluvions qui sont souvent des sols hétérogènes avec une probabilité importante de matériaux présentant des caractéristiques intrinsèques faibles, liées à leur mode de dépôt.

La connaissance de la géologie est bien évidemment importante, mais elle ne peut se suffire lorsque les enjeux sont importants (ce qui est le cas lorsque l'on risque de faire ébouler des sols sur une voirie).

 

Bonjour

Tout à fait d'accord, mais généralement les terrassements pour ce cas se font par tranches de 1m et suivant planning de phasage défini préalablement pour éviter tout risque d'éboulement.

Nous pouvons aussi envisager la variante de terrassement par escalier pour donner au projet un aspect architectural similaire à celui de l'existant.

Cordialement 

Modifié par BELLAMINE

  • Auteur
comment_205482

@BELLAMINE Tranche de 1m ( cela peux varier en fonction du type de sol ? ) 

J'essaye de trouver un phasage raisonnable où pouvoir réaliser les sondages géotechniques (car selon la réglementation il est nécessaire de faire des relevés et pas exploiter les valeurs du voisinage)

comment_205483
Il y a 1 heure, BELLAMINE a dit :

Terrain en pente n'implique pas qu'il est instable en profondeur après terrassements. C'est l'étude géologique et l'enquête du voisinage qui généralement donnent une bonne idée sur l'instabilité du terrain.

La hauteur des sondages sur la partie à terrasser ne sera pas exploitable. Donc un surcoût sur le prix de revient de l'étude géotechnique.

Le programme de cette étude géotechnique préliminaire en G1 que je vois personnellement s'articule sur les trois axes suivants :

1) enquête sur le terrain de l'existant (bâtiments déjà construits);

2) étude géologique en exploitant les données de la carte géologique de la zone

3) vous n'êtes pas obligé de démolir la partie à droite pour faire vos sondages carrotés. Il suffit de réaliser des sondages manuels à l'intérieur et de faire des prélèvements d'échantillons pour essais de laboratoire en attendant les travaux de terrassement de la zone verte pour faire si nécessaire des sondages carrotés.

bonjour,

je sis tout à fait d'accord avec la démarche de @BELLAMINE

par ailleurs @kenzy ce a parlé de construire une maison pas un IGH.

que sait on de cette maison, quelles sont les charges transmises au sol (DDC). c'est à partir de ces éléments qu'on pourra établir un programme d'études géotechniques et pour les fondations et pour les soutènements à priori inévitables.

OuAllahou A3lam

AAAAAA+

comment_205492

@BELLAMINE @FRIDJALI

Si l'on regarde la coupe transmise, on se rend bien compte que la nature des terrains sur les hauteurs excavées est importante car elle va déterminer la poussée à équilibrer sur le projet.

La coupe présentée met bien en évidence que l'on est dans un projet complexe, même si c'est une simple maison individuelle.

Il y a par exemple de nombreux coteaux dans la marne qui présentent des risques importants de glissements de terrain et où la pente actuelle est dans un état d'équilibre critique et où de faibles interventions peuvent amener à des enjeux très importants.

@kenzy ce

Dans le mode opératoire que je vous ai décrit, vous aller payer assez cher l'amené repli du matériel et la mise en station de la sondeuse, mais vous économisez aussi les nombreuses interventions de différentes entreprises.

Enfin, si la coupe est à l'échelle, la reprise des efforts de poussée sur la partie enterrée de la maison et surtout le mur de soutènement du bas vont être de vrais sujets.

 

comment_205493
il y a une heure, kenzy ce a dit :

@FRIDJALI

la nouvelle construction qui sera réalisée sur la partie verte est présenté sur l'image ci-joint.

Capture.PNG

1) pour la plateforme de la maison à construire : il suffit de prévoir des sondages manuels pour la reconnaissance géotechnique. Le terrain à terrasser au RDC n'excède pas sa hauteur (au pire des cas 3m).

2) pour le risque d'instabilité de l'ensemble du talus. L'existant prouve le contraire 

comment_205494

@BELLAMINE

Pour le 1) comment vous terrassez à la verticale sur l'équivalent de 2 étages?

Pour le 2) En approche traditionnelle, le fait que le talus soit à un état d'équilibre à l'instant T montre juste que la stabilité peut présenter un facteur de sécurité qui peut descendre jusqu'à 1. Une petite perturbation de cet état d'équilibre peut remettre en cause l'ensemble de la stabilité du site. Compte tenu de cet aléa, en approche traditionnelle, on recherche un coefficient de sécurité de l'ordre de 1.2/1.3 à court terme et 1.5 à long terme. Je parle ici en approche traditionnelle car c'est plus parlant, maintenant et dans l'approche eurocodienne, on ne mène plus les calculs de cette manière. Pour vous expliquer, c'est comme si vous envisagiez de faire travailler un béton en compression à sa valeur Fc28, c'est théoriquement possible, mais c'est (trop?) joueur.

 

 

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